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  • Le Phoenix de Sainte Victoire by Cécilia Mistral

N’attendez pas d’être une grenouille bouillie !

Dernière mise à jour : 17 déc. 2020




Le mécanisme du burn-out est insidieux car il arrive petit à petit, tranquillement, de manière à passer inaperçu et s’alimente de lui-même avec la complicité de sa victime.

Le burn-out est souvent assimilé la phase finale ce celui-ci qui se manifeste de multiples façons, allant du malaise qui peut être cardiaque à l’effondrement total, perte de parole, coma ….

C’est alors qu’on se rend compte que l’on a brulé toutes ses ressources d’énergie pour combattre un stress devenu chronique.


Bref, il ne reste plus que des cendres de vous-même et il devient très difficile de s’en remettre.


Pourtant, de nombreux signes étaient là, mais vous refusiez de les voir, en les minimisant, trouvant une explication à votre fatigue, à votre irritabilité, à votre mal de dos, à votre manque de concentration, ou à vos troubles de mémoire ...


En réalité, vous êtes comme une grenouille dans une casserole, tout doucement la température de l’eau est augmentée, pire encore vous l’augmentez vous-même par votre comportement, n’attendez donc pas que l’eau boue et que vous soyez cuit à point !


Etrangement, lors de la phase ascendante du burn-out, ce n’est pas l’absentéisme qui se remarque, mais c’est plutôt l’augmentation du volume horaire de travail.


En effet, comme vous êtes fatigué, votre cerveau fonctionne moins bien, donc vous êtes moins performant, donc soit vous mettez plus de temps pour effectuer vos tâches, soit vous faîtes des erreurs, ce qui augmente encore votre stress, et comme vous avez peur de faire de nouvelles erreurs vous vous mettez à contrôler et à re-contrôler votre travail, et à accumuler les heures et à amplifier votre fatigue.


Et une fois rentré à la maison, ces soucis vous poursuivent, tels une mégère avec son roulot à pâtisserie. Vous mangez en les ressassant et en vous abreuvant de contenus hyper anxiogènes du journal télévisé, histoire de bien cumuler les sources de stress.

Même une fois au lit comme toute angoisse du soir, ça continue, ça tourne en boucle et c’est même amplifié, ca vous apparait plus grave, plus insoluble, …

Si malgré tout ça vous arrivez à vous endormir, rien ne dit que quelques heures plus tard, vous n’allez pas vous retrouver l’œil rond et grand ouvert à regarder le plafond, reminant vos pensées toxiques.




Au petit matin, quand le réveil sonne vous êtes destroy mais comme un bon petit soldat, vous allez être au garde à vous et repartir à la bataille au son du clairon, mais encore plus fatigué que la veille …. Et comme vous êtes fatigué …..


En conséquence, vous alimentez vous même le processus de votre burn-out , car vous êtes piégé dans un cercle vicieux au détriment de votre santé.


Réagissez ! Refusez de rester dans la casserole, ou faîtes au moins baisser la température !


La première chose nécessaire à votre survie, est de se rendre compte que vous êtes dans le déni, regardez en face vos symptômes, passer un test si besoin pour vous convaincre que le burn-out est déjà là !

Ceci étant si vous lisez ce texte, c’est que soit vous êtes curieux, soit vous n’êtes pas dans le déni ! Soit vous voulez aider quelqu'un dans ce cas.


La deuxième chose est de prendre conscience, que peu importe le stress que vous subissez de l’extérieur, vous l’aggravez lorsque vous continuez en plus à le cultiver de l’intérieur par vos actions et surtout vos pensées.


La troisième chose à faire est simplement d’écouter son corps ! Là encore, vous pouvez être votre pire ennemi.

Lorsque l’on a faim : on mange, lorsque l’on a soif : on boit, et cela nous parait tout à fait normal d’écouter ces besoins physiologiques, pourtant lorsque l’on est fatigué, on a pas le réflexe de se reposer !!!

On se dit « Il faut continuer, va de l’avant, bouges-toi un peu, arrête de t écouter ! » .

La encore la victime est la propre complice de son burn-out, en refusant de s'écouter elle augmente la température de la casserole.


Même si cela semble aberrant, cette attitude est la résultante de plusieurs facteurs ;

Tout d’abord, dans notre société, se reposer équivaut à ne rien faire et ce qui est souvent mal vu, car taxé de flemmardise.


En outre, pour certains employeurs, la notion de bien-être au travail est totalement incongrue, autant leur dire que leurs employés pourront se prélasser dans un Jacuzzi pendant leurs heures de travail ! Ils ne connaissent que le bâton et la menace, comme seul levier de « motivation ».


Alors, lorsque leur agent craque, tombe malade et subit le syndrome d’épuisement professionnel alias burn-out, ils estiment que celui-ci est faible, manque de compétence, ne sait pas résister à la pression … mais il ne va surtout pas remettre en question son incompétence à lui dans son mode de « management » ! Ce d’autant qu’il est pénalement responsable de la santé au travail de son employé, autant se tirer une balle dans le pied.

Bref, il préfère dévaluer l’image de l’agent auprès de ses collègues cela est d’autant plus désastreux, que cela contribue à fragiliser encore l’état de cet agent.


En outre, cela est d’autant plus injuste que c’est justement parce que cette personne est investie dans son travail, a une forte conscience professionnelle et qu’elle veut absolument bien faire, qu’elle se retrouve dans cet état. En effet, rares sont les « glandeurs jem’enfoutiste » en burn-out.


Enfin, même si l’employeur ne va pas jusqu’à ces jugements, la victime du burn-out, peut aussi se les imaginer et se les servir elle-même, alimentant son auto-sabotage et une perte de confiance en elle. Là encore, la grenouille monte elle-même la température de la casserole !


Nombreux ont en plus un malus : le poids d’une éducation qui a conduit à l’émergence de petites voix (soit fort, fais des efforts, fais plaisir, soit parfait, dépêches toi).

Ces petites voix sont devenues vos propres pilotes clandestins et continuent à vous délivrer des messages contraignants, qui vous font culpabiliser lorsque vous allez à leur encontre.

Il est là encore important d’en prendre conscience, de comprendre leur origine et surtout de trouver leur antidote.


A défaut, vous augmentez encore la température de la casserole.


Alors comment faire baisser la température ?


Ø Mettez vous en mode avion !


Comme dans un avion en pleine dépressurisation, il faut d’abord mettre le masque à oxygène sur soit avec de pouvoir s’occuper des autres.


Dans un premier temps, mettez votre portable en mode avion, basculer votre siège, mettez la couverture sur vos jambes, le masque sur vos yeux, les boules dans les oreilles (au lieu de les avoir dans la gorge) et le cousin sous la tête et reposez vous !

Si la petite voix vient vous dire de vous remuez, demandez vous à qui est réellement cette voix, (n’est ce pas celle de votre mère ou de votre père ou du professeur quand vous étiez petit ?), et dites lui fermement de la fermer et contentez vous de vous écouter vous.

Il est primordial de récupérer de l’énergie.

Une fois un peu revigoré, comme dans un avion on vous conseille de bouger pour faire circuler le sang.

Donc pratiquez régulièrement une activité physique, idéalement dans la nature pour déconnecter et vous ressourcer.


Ø Piloter votre mental


Si le repos physique est important, le repos mental est essentiel, car c’est dans votre tête que tout se joue.

Il est plus facile de s’arrêter de respirer que de s’arrêter de penser !

Donc vu que ce mental est impossible à mettre sur mode avion, c’est à vous de rentrer dans le cockpit et de prendre les commandes de pilotage de votre cerveau en l’orientant volontairement vers des pensées positives.

Faites la liste de ce qui vous fait du bien habituellement (lieux, activités, personnes) et faîtes le ! ou au moins pensez y et planifier le !

Le soir, une fois au lit, au lieu de postuler pour l’oscar du meilleur sénario catastrophe, écrivez sur un petit carnet, 3 choses positives que vous retenez de votre journée, cela peut être des petites choses simples ( un rayon de soleil, un bon repas, un sourire …. ) , l’important est que votre cerveau puisse se focaliser sur du positif et s’endormir avec ce sentiment, vous n’aurez pas votre oscar mais votre sommeil en sera bien plus réparateur.

Vous pouvez lire mon post "ne pensez pas à un éléphant rose", pour plus de conseil sur le positif.


Ø Décharger le stress


A chaque feu rouge, faites d'une contrainte une opportunité, au lieu de pester et de râler que ça n'avance pas, profitez-en pour respirer, soit en carré, soit en cohérence cardiaque, soit en pratiquant une respiration abdominale.



Ø Déconnectez-vous


Les médias, réseaux sociaux contiennent bien souvent des contenus anxiogènes, certaines chaines d’information tournent même en boucle sur les dernières catastrophes.

Alors souvenez vous de la chanson « Déjeuner en paix », et faîtes en sorte d’avoir cette paix et pas seulement pour le déjeuner !

Plus perfides que des contenus digitaux, ils existent aussi des personnes toxiques, faciles à identifier : votre ressenti est désagréable à leur contact. (Elles vous gonflent, vous dévaluent, vous critiquent, vous démoralisent).

Pour l’instant, vous n’êtes pas en état de les subir, ni de les combattre (se serait dépenser de l’énergie inutilement), la seule solution c’est donc la fuite, évitez les autant que possible.


Ces petites actions quotidiennes vous permettrons au mieux d’enrailler le cercle vicieux, et au moins d’arrêter d’augmenter la température de la casserole.

Vous deviendrez le propre complice de votre santé ou lieu d’être celui de votre burn-out.



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